Publié par : carnetdevoyageurs | février 4, 2008

LA CLASSE

La thailande, pays a l’industrie touristique fortement developpee, peut encore se targuer de savoir cacher a ces hotes la forte presence de son tourisme de masse. Car il faut bien le dire, ces gens ont la classe. Du fond de la jungle aux discotheques bruyantes du centre ville, on se sent ni depayse, ni acclimate mais bien presque comme chez soi. Lorsque d’une meme foret, peuplee de quelques villages ethniques et autres elfes timides, dependent des treks de plusieurs jours organises par moults agences de voyage et que vous ne croisez personne pendant votre aventure, si ce n’est les cendres encore chaudes d’un feu de nuit au petit matin, alors vous comprenez jusqu’a quel point…ils sont au point. Aucune entache a votre defi personnel de gravir les monts du nord de la thailande avec un groupe restreint. Vous vous y croyez et vous y etes. S’il ne restait a votre guide qu’a s’appeler Willow, a mesurer 1 metre 50 et a connaitre tous les secrets de la foret, vous chercheriez le couac, mais il n’y en a pas.

Lorsque trois jours apres votre trek, une thailandaise decide de vous emmener decouvrir les lieux de vie nocturnes de la metropole, votre timidite se reveille et se dit qu’il va etre dur de briser la glace avec les locaux dans un tel contexte. Et pourtant, des votre arrivee, tout n’est que sourire, blagues et bouteilles de whisky sans fond. Alors parcourant les pistes de danse avec une aisance surprenante, vous ne ressentez pas le besoin de parler. La musique, les corps froles et toutes les discussions qui passent par le regard vous suffisent. Europeenne perdue au milieu des thailandais, les deux faisant partie d’un meme monde de joie et de folie, vous vous sentez plus integree ici qu’a Paris dans une boite, une boite en carton. Ironie du sort, le club Fashion Paris de Chiang Mai n’a rien a envier aux soirees occidentales. Chacun y pousse sa table roulante pour danser avec sa bouteille pres de soi. Buveurs mobiles deviennent ouverts et finissent par avoir un contact avec tous les fetards de la soiree venus chercher la transe.

Lorsqu’ enfin, epuisee, vous trouvez sur votre route quelques dizaines de voitures pretes a vous raccompagner sans aucune ambiguite, vous finissez par vous endormir la tete dans les etoiles. Je le repete, ces gens ont la classe, parce que chez ces gens la, on ne meprise pas.


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